jeudi 7 septembre 2017

Chapitre 8

Le chapitre 8 est en ligne, lisez, commentez et partagez - Merci :-)
Bonne lecture !



Après avoir visionnés quelques tutoriels sur le net, j'ai su avec précision de quels matériels je devais disposer pour réaliser mes vidéos...En revanche, il y a une chose que j'ignorais, c'était ma capacité à paraître naturelle devant la caméra. Je n'avais jamais fait cet exercice auparavant, j'avais certes pris la parole en public dans des réunions de travail hebdomadaires, en général le vendredi juste avant de partir en week-end. 

A ces réunions, on étudiait les exigences des clients, les nouveaux avec les anciens ; j'avais pour mission d'imprimer de jolies graphiques en tout genre : camembert, graphique en secteur, histogramme, aucun n'avait de secret pour moi, il y avait de belles couleurs, des courbes étonnantes et je prenais à coeur ce travail de "graphiste" pour combler de joie ma chef qui les commentait avec une telle ferveur que ça en devenait une cérémonie de festival. L'avenir de l'entreprise, j'en parlais aussi comme mes collègues en langage codé, des phrases loin de la poésie mais emprunt de stratégie pour capter mon auditoire : des responsables de département, des responsables de secteur, parfois intéressés, parfois las, parfois désabusés, parfois conciliants, souvent inattentifs. 

Cette fois, c'était différent, je ne connaissais pas mon public, je ne le voyais pas, j'avoue que la première vidéo a été flippante, car je devais parler de moi, de mon existence sans graphique, sans personne à regarder uniquement l’œil de la caméra braqué sur moi, son immobilisme, son silence sans sourciller m'intimidaient...La première vidéo, je l'ai recommencée je ne sais combien de fois, j'avais pris des notes manuscrites pour parler de ma vie d'avant et surtout celle de maintenant. Ma voix tremblotante avait accompagné les premières minutes, je crois bien avoir hésité longuement avant d'appuyer sur la touche télécharger la vidéo sur ma chaîne internet...Ah oui j'oubliais ! J'ai créé une chaîne et puis ne m'appelez plus Mélanie Da Silva...J'avais trouvé un pseudo...Inge...Appelez-moi Inge dorénavant...


lundi 28 août 2017

Chapitre 7

Le chapitre 7 est maintenant lancée, vous pouvez comme pour les précédents, donner votre avis !

Bonne lecture :-)




C'est curieux, le soir où Ronaldo échouait le début de ma gloire commençait, évidemment je ne le savais pas

Comment ai-je réussi à obtenir en quelques mois cette notoriété ? Le hasard. Une rencontre. La chance. Trio gagnant. 

En regardant sa première vidéo, j'ai compris que j'avais un point en commun avec cette femme beaucoup plus jeune que moi, nous avions la même envie de faire quelque chose de nos vies qui semblaient partir à la dérive. 

J'empruntais un chemin qui n'était pas moral. je le savais depuis le début. Pensez donc, personne ne rêve d'être mère porteuse excepté pour l'argent, ce qui m'avait motivée en effet au début, pas seulement. Le fric commençait à accentuer ma nervosité, à affaiblir mon esprit, à contredire mes convictions de départ, car ce que je désirais le plus au monde était de vivre avec mon enfant et son père qui deviendrait mon mari. Logique ! Mais nous n'étions pas sur la même longueur d'ondes. Il m'offrait son argent, je devais offrir mon corps le tout notifié dans un contrat très bien rédigé qui programmait ma disparition seulement quelques semaines après mon accouchement. 

L'attachement de plus en plus fort que j'éprouvais pour cet être grandissait, et l'idée de m'en séparer devenait de moins en moins envisageable. 

Je crois qu'il y a toujours dans la vie des moments où l'envie de faire différemment s'impose...pour réinventer, pour créer un univers au plus proche de ses convictions. 

En visionnant le début et les dernières vidéos postées sur sa chaîne, j'ai admiré la maturité de cette internaute, son évolution, j'ai assisté à sa métamorphose. J'ai compris qu'elle m'ouvrait une voie, une lumière, une brèche dans laquelle je devais me faufiler. 

Pour m'approprier un espace sur la toile, et trouver une place dans cet immense défouloir. Mon journal intime, les moments de vie que je notais chaque jour sur le moleskine offert par Mag deviendraient public. Exposer chaque jour à heure fixe ce quotidien tout jeune, tout en prenant soin de cacher l'identité du père...

Grâce à cette Youtubeuse que je n'ai jamais rencontrée en chair et en os, j'ai transformé mon désespoir en espoir, ma souffrance en bien-être. J'ai aussi compris qu'il me fallait trouver un autre stratagème pour obtenir le soutien d'inconnus  et mériter l'amour de Ronaldo...




mardi 22 août 2017

Concours Nolim

Petite pause dans l'écriture de mon roman aujourd'hui, pour mettre en avant une de mes nouvelles qui participe au concours du site Je deviens écrivain 

Vous pouvez la découvrir en ligne et voter directement sur le site via Facebook. 

Partagez votre avis ou la nouvelle ! Le lien vers le site : ICI 

Merci à ceux et celles qui voteront pour une nouvelle aux allures de thriller ! 

vendredi 11 août 2017

Chapitre 6

Après une semaine de repos, je reviens à l'écriture du chapitre 6 ; 

je l'ai un peu modifié et rajouté de nouvelles idées ! 


Faites moi part de vos commentaires ! 



Bonne lecture ! 


C’est grâce à mes discussions avec Manoela en salle informatique, que j’ai commencé à m’intéresser aux ordinateurs, aux caméras, aux appareils photos, à cette immense pièce remplie de trésors technologiques. 
C'est ici même qu'est née une formidable idée dont j’ignorais au début la portée. 
Le soir, pendant une semaine au moins, j'ai visionné en replay les matchs, les interviews, les publicités de mon homme. Je me suis gavée d’images de lui pour combler le manque, l'absence, bizarrement sur grand écran je me sentais plus proche qu'avec l'écran de mon smartphone. Vous allez dire c'est idiot, malgré mon installation dans sa grande maison luxueuse, je souffrais encore plus de son indifférence, bien plus qu'avant.

Ce que je voyais ou entendais était pourtant loin de ce que je vivais, et le souvenir que j'avais de notre première rencontre, de l’image positive que j’avais de lui avant de le rencontrer, tout s'effilochait. Je le côtoyais seulement au téléphone et j’aimais de moins en moins sa voix hautaine par moments condescendante lorsque je le suppliais de venir me voir ; ça m'agaçait de l'entendre uniquement se préoccuper de l’enfant qui grandissait dans mon ventre. 

Lorsqu’il me parlait, j’avais l’impression qu'il s'adressait au bébé, pourtant il y avait toujours de l'espoir (qu'il entretenait en me racontant qu’il viendrait bientôt) – j'ai dû comprendre qu'il ne viendrait pas, c'est sûrement ce qui m’a motivée dans cette échappée en terre inconnue. La blancheur des murs étaient aussi impersonnelle que son absence durable, et sa volonté si peu dissimulée, son impatience perceptible de me voir au plus vite accoucher m'accablaient. Le monde virtuel m'a sauvée. Je le dis comme ça vient. Au début, je me suis abandonnée dans son univers sans savoir où j'allais vraiment, juste pour combattre ma détresse, puis très vite je me suis rendu compte qu'il me permettrait d'atteindre un but qui sonnait comme une revanche face à son indifférence, un but que je pense avoir aujourd'hui atteint.

C'est en m'intéressant à la blogosphère, à cet univers infini fascinant que tout a commencé. Un samedi soir je m'en souviens très bien. 

La soirée avait tourné à l'orage autant à l'intérieur qu'à l'extérieur. L'ambiance était pourtant festive au début, mais elle s'est vite assombrie après la défaite de leur "demi" dieu. Vraiment une soirée de merde où je voyais très clairement pour la première fois leur regard de haine sur moi, comme s'ils me rendaient responsable de la défaite de leur champion. Il est vrai que je m'étais toujours montrée distante avec sa famille, avec ses amis, peu avec sa mère qui lorsqu'elle vécu la défaite de son fils sur écran plasma prit immédiatement l'avion pour aller le consoler. 

C'était une sévère défaite, une défaite disons historique - "le match était forcément truqué" lançaient certains. 

Voyant que la soirée tournait mal, j'ai décidé de me réfugier en salle informatique, et j'ai commencé à m'intéresser à autre chose qu'à lui et ses matchs que j'appréciais de moins en moins. 

C'est au cours de cette soirée initiatique, tout en laissant les autres déverser leurs paroles verbeuses que j'ai fait la rencontre de celle qui allait me donner l'envie de défendre mon avenir...










Un clic sur la couverture pour découvrir le chapitre 7


mercredi 2 août 2017

La suite du chapitre 5

Tout d'abord merci pour vos nombreux messages suite à mon petit jeu qui consistait à trouver l'énigme du chapitre 5 et répondre à cette question : 

"La villa ne permet pas à Manoela de parler librement à Mélanie sauf en salle informatique. A votre avis qu'est-ce que lui révèle Manoela sur la villa du célèbre footballeur ?"

Vous n'avez pourtant pas manqué d'imagination mais la réponse était : la villa du footballeur est sous vidéo surveillance reliée à son portable grâce à une application. Il peut donc se connecter 24/24 et surveiller la villa, bizarrement seule la salle informatique n'est pas connectée...

mardi 1 août 2017

Chapitre 5

Merci de votre fidélité ! 

Le chapitre 5 est en ligne !
A la lecture de ce chapitre, un gagnant remportera au format numérique le premier volume du roman s'il répond à cette question : La villa ne permet pas à Manoela de parler librement à Mélanie sauf en salle informatique. A votre avis qu'est-ce que lui révèle Manoela sur la villa du célèbre footballeur ?
Vous avez jusqu'à mercredi midi pour donner votre avis. Bonne chance



Elle ressemblait un peu à ma mère par son côté bienveillant, elle avait les mêmes yeux malicieux qui ne demandaient qu’à s’épanouir, une forme d’intelligence retenue à cause d'une vie résignée enfermée par des tâches répétitives et laborieuses...
Manoela avait le double des clefs (pour ne pas me réveiller) pour nettoyer l'immense villa cinq jours sur sept le matin, de 6 à 10. Elle appréciait ma présence ; je suis certaine qu’elle se sentait moins seule ; je lui trouvais un regard protecteur le même que possédait ma mère quand je lui racontais certaines difficultés. 
Les lundis, la puanteur douceâtre des ordures me donnait la nausée, de la baie vitrée de la cuisine je voyais l’amoncellement des détritus dans les grandes poubelles. Le lundi était un jour particulier, à cause du désordre des chambre, du tsunami familial pendant le week-end. 
Avant mes rendez-vous programmés, je voulais l'aider mais elle refusait systématiquement ; je ne comprenais pas pourquoi elle s’opposait avec autant d'acharnement. J’insistais en portugais mais elle m’assurait qu’elle s’en sortait très bien seule pourtant ça me gênait de la voir autant se démener tandis que je me prélassais avec ma tasse de thé vert et mon verre de jus d’orange. J’ai fini par accepter de la laisser faire mais je m'acharnais à vouloir discuter, comme j’étais loin de ma famille, de mes amis, elle était le seul lien sincère et désintéressé avec l’extérieur, et c’est sûrement grâce à elle que j’ai pu aller au bout de mes projets. 

Même si elle connaissait ma situation de mère porteuse, à aucun moment elle ne porta de jugements. Je crois que c’est pour cela que je me sentais en confiance, elle semblait comprendre quelque chose de mon manque d’affection, de mon envie de me libérer de la situation dans laquelle je m'étais enfermée volontairement et qui de jour en jour devenait de plus en plus pesante. Son absence, son indifférence, mes actions inexistantes ; je voulais qu’elle m'aide, qu'elle devienne conseillère, ce rôle qu’elle refusa pourtant d’être, du moins au début. 

Nous avons toutefois lié une sorte de complicité au départ timide puis de plus en plus affirmée. Au début, je l'ai beaucoup questionnée sur sa vie, sur Lisbonne, sur son travail dans la maison d'un célèbre footballeur, mais elle n'était pas très loquace je la sentais gênée, je mettais cela sur le compte de la timidité, mais cette façon étrange parfois de hocher la tête, de regarder au ciel, de me sourire comme si quelque chose la troublait m'interpellait. Elle semblait voir des choses que ne je ne percevais pas...Jusqu’au jour où j’ai su pourquoi elle était si réservée, pourquoi elle était peu enclin à la conversation et pourquoi elle se concentrait avec autant de ferveur dans les tâches ménagères en m’adressant à peine un regard. 

Face à mon acharnement à savoir pourquoi elle était si méfiante, elle a craqué. Ça faisait un mois à peine que j’étais installée dans ma nouvelle vie. C'était un mardi. Elle m’emmena dans une salle que j'avais visitée une fois, une salle impersonnelle bondée de postes informatiques, de caméras et d'appareils photos haute définition rangés dans une armoire, c’était une sorte de cyberespace comme dans les cybercafés mais sans humanoïdes et sans café. C'est à cet endroit qu'elle m'avoua pourquoi elle était si réticente à parler…Je m’en suis alors voulue de ne pas avoir su. Mais dorénavant toutes nos discussions eurent lieu plus librement. Elle me parlait en nettoyant la pièce qui deviendrait très vite le lieu de toutes mes audaces !




                                               En cliquant sur la couverture vous pouvez lire le chapitre 6


jeudi 27 juillet 2017

Chapitre 4 - tome 2

    J'espère que le chapitre 4 sera lu avec autant d’enthousiasme que le chapitre précédent. Merci pour votre fidélité et surtout n'oubliez pas de participer au projet lancé sur Ulule ! Qui sera le premier à soutenir ce projet d'écriture ? ...
    Bonne lecture !

      Chapitre 4

    Je ne remercierai jamais assez Mag d’avoir été là si souvent à calmer mes nerfs, à combler mes manques, à écouter mes frustrations, à m’aider à trouver des solutions.
    On s’appelait régulièrement et via la vidéo de mon portable je lui envoyais en direct les images des lieux. Comme moi, au début, elle fut éblouie par l’environnement luxueux qui suintait de tous les côtés. À chaque appel, je changeais d’endroit pour lui faire une surprise. Elle adorait ce petit jeu qui dura le temps de tout lui faire découvrir.
    À distance je voyais ses yeux briller exactement les mêmes que les miens lorsque je suis entrée la première fois dans cette gigantesque villa. La vie est surprenante me répétait-elle…
    Une fois la visite terminée, je lui racontais l’envers du décor, la beauté, le luxe, l’éblouissement des lieux contrastaient avec mes journées rythmées par les rendez-vous aussi chiants que rébarbatifs et l’absence de Ronaldo faisait autant de bruit que l’assourdissant silence de la nuit. Lorsque j’évoquais mon futur, il était plutôt sombre loin de celui que j’avais envisagé.
    Elle me disait de patienter, une des plus grandes vertus de l’homme : la patience...mais avais-je vraiment le temps pour la patience ?
    Très souvent, j’aurai aimé qu’elle vienne me rejoindre ne serait-ce que quelques jours mais Ronaldo refusait toutes les demandes de visite de mes proches, me rappelant la ligne du contrat qui le stipulait. Il n’y avait aucune place pour mes amis, aucune pour ma famille…
    En revanche, la famille et les amis de Ronaldo étaient présents tous les week-ends. C’est ainsi que j’ai fait la connaissance de sa mère, le teint hâlé et les cheveux sombres, un petit bout de femme dynamique en admiration face à son fils qu’elle considérait comme un dieu. Autant dire qu’elle était très attentionnée envers moi, ce qui était en train de se couver était si précieux qu’elle me demandait presque toutes les heures si j’allais bien sous entendu si mon ventre allait bien…Je n’ai pas vu au début que c’était possible de l’utiliser pour obtenir des faveurs auprès de son fils, si j’avais su avant j’en aurai certainement davantage profité.
    Et puis il y avait les autres membres de la famille : ses sœurs, ses frères, ses nièces, ses neveux, et les autres débarquaient tous à peu près à la même heure comme un rendez-vous important à ne manquer sous aucun prétexte, ainsi le samedi matin à 8 heures ils envahissaient les lieux pour le week-end, du samedi matin au dimanche soir. En revanche, je n’aurai jamais l’occasion de rencontrer son père qui s’était enfui il y a quelques années pour vivre une vie ailleurs.
    Bien sûr ce n’était pas toujours les mêmes qui se donnaient rendez-vous, mais chaque fois ils avaient tous le même regard, curieux, interrogateur, observateur, intrusif avec toutefois une bienveillance sur ce ventre qui s’arrondissait chaque semaine un peu plus et qu’ils regardaient avec fierté comme si l’être qui était en train de grandir était le leur.
    Leurs attitudes étaient étranges ; leurs sentiments à mon égard ambigus, certainement dictés par le boss qui les avait prévenus sur l’attitude à adopter : surtout rester affables prévenants attentionnés gentils parce que j’étais quand même celle qui portait l’enfant à naître et qu’il ne fallait jamais oublié qu’il était avant tout le sien.
    Il me semblait qu’ils avaient pour moi une sorte de respect, d’admiration, faire don de mon corps, quel sacrifice ! Pour combler leur idole de joie méritait le respect. Et puis Ronaldo m’avait choisi n’est-ce pas ? C’était aussi ça qui les poussait à avoir une sorte de reconnaissance toutefois je sentais une distance, parce que malgré tout je n’étais que de passage, bientôt je disparaîtrais complètement de leur vie..Ronaldo aurait le rôle du père, de la mère aidée par la sienne…Je n'oubliais pas que je n’étais qu’un ventre, et ça me foutait le bourdon en y pensant. Je ne voyais pas les choses comme ça. Chaque jour naissait une complicité...Dès le début j’ai eu de l’affection, un lien magique nous unissait et il n'y a pas de prix à ça. Pour le sauver, pour me sauver, j'ai commencé à réfléchir sérieusement à notre avenir.



En cliquant sur la couverture vous pouvez lire le chapitre précédent



mercredi 26 juillet 2017

Participez au projet d'écriture du Tome 2 sur ULULE

Chère lectrice, cher lecteur,

Je vous invite à participer à mon projet d'écriture en soutenant l'initiative décrite sur ULULE, un site de financement participatif que vous connaissez probablement. 
A travers ce projet atypique et original, je souhaite aborder d'une façon différente l'écriture du deuxième tome de mon roman "à la conquête de Ronaldo" dont vous avez lu les premiers chapitres sur le blog, et j'espère qu'il éveillera chez certains l'envie d'écrire. Ce projet permettra aussi de financer un ou plusieurs correcteurs pour relire et corriger les éventuelles coquilles, puis d'imprimer au format papier les deux tomes réunis. 

Participer au projet ICI 

Un grand merci pour vos participations !



mardi 25 juillet 2017

Chapitre 3 Tome II

J'espère que les chapitres vous plaisent - dites moi ce que vous imaginez pour la suite - faites moi part de vos idées
Bonne lecture !



La jeune femme qui m’accueillit à l’aéroport de Lisbonne s’appelait Noémie ; elle parlait français, pas aussi bien que moi mais suffisamment pour que je comprenne les consignes qu’elle me dicta à mon arrivée. Elle avait sorti une liste de choses à faire, à ne pas faire et l’attitude que je devais adopter.Elle travaillait pour Ronaldo depuis cinq ans. J’apprendrais plus tard qu’elle était une cousine qui avait étudié la mode aux Etats-Unis…
Dès mon arrivée, elle me fit redescendre sur terre, je me suis immédiatement demandé si je n'allais pas prendre mes clics et mes clacs et me casser loin de cette folie à laquelle je souscrivais pourtant avec une certaine légèreté.L’envie soudaine de déchirer le contrat et de barrer « mère porteuse » de le remplacer par « mère célibataire » m’avait plus d’une fois effleuré l’esprit !

Tous les matins, cinq jours sur sept, Noémie débarquait à 9 heures pétantes pour m'emmener aux rendez-vous auxquels je devais me soumettre sans rechigner : médecin, gynéco, kiné, et puis d'autres dont je ne connaissais même pas l’existence avant. 

Les après-midis, je prenais des cours de Portugais savoir lire et écrire parfaitement était l’une des exigences de Ronaldo ainsi que ces séances de gym pendant plus d’une heure adaptées à ma situation qui se déroulaient en général dans l’immense jardin, puis il y avait ces cours de cuisine en présence d’une diététicienne qui me donnait ses leçons de moral en plus de ses conseils avisés pour maintenir un poids idéal pendant ma grossesse, tout en m’apprenant à me faire un repas équilibré pour moi et bébé. Il voulait un bébé fort musclé, le sexe lui importait peu il fallait qu’il soit en bonne santé et très intelligent ! Bref, autant vous dire que les journées étaient sans surprise, prévisibles, chronométrées...


Après 17 heures, je devais recevoir son appel téléphonique via Skype - une fois sur deux il manquait à l’appel, après une heure de conversation où je devais surtout lui retranscrire le bilan de ma journée, lui raconter sans rien oublier ce que j’apprenais, je me retrouvais seule à dîner le plat que j’avais concocté quelques heures auparavant avec la diététicienne puis je faisais un tour dans l’immense parc ou bien je nageais dans la piscine chauffée extérieure ou intérieure en mettant à fond dans cette pièce là, la musique pour qu’elle résonne plus fort que ce silence imposé. Au début, la solitude ne m’a pas tant pesée, j’étais animée par la curiosité, par la nouveauté, par l’envie de découvrir ce que cachait la salle de fitness, la salle de jeux vidéos, la salle informatique, l’immense garage avec cinq impressionnants bolides, la salle de jacuzzi, la salle de billard, la salle de cinéma, la boîte de nuit au sous-sol comme si à chaque fois, j’espérai y trouver une trace de lui.

Après deux semaines et demi de recherches infructueuses, il fallait me rendre à l’évidence que je ne trouverai aucune trace de sa présence dans ces immenses pièces insonorisées au décor très épuré, même dans ces six gigantesques chambres dont chacune représentait un thème différent. J’avais choisi la plus grande rebaptisée la chambre des Roses. Un immense lit king size matelas à eau sur lequel je m’endormais avec un certaine sérénité malgré l’angoisse d’y dormir seule, bercée par le léger mouvement de l’eau sans que jamais je ne choppe le mal de mer ce matelas m’apaisait d’une certaine façon...Sur la tête de lit, une peinture du 18ième style baroque était représentée contrastant avec la modernité du lieu...

Cette chambre aux murs peints d’un rose très subtil avec un lustre magnifique de roses en cristal, et ces flacons de parfums aux senteurs de rose dans la salle de bains en marbre attenante m’avait plu, sauf peut-être cet immense miroir accroché au plafond qui reflétait avec fidélité déconcertante ma solitude, mais une fois les lumières éteintes plus rien ne se voyait…

J’avais un dressing que dire du dressing, même dans les films je n’en avais pas vu d’aussi grand, lorsque j’ai rangé mes quelques affaires à l’intérieur, j’ai ressenti à la fois le ridicule et l’amusement…Je me suis jurée de le remplir au plus vite...


                                    En cliquant sur la couverture vous pouvez lire le chapitre 4

 Chapitre 2

lundi 24 juillet 2017

Chapitre 2 tome II

Plus de 200 lectures pour le premier chapitre du tome 2 de mon roman "à la conquête de Ronaldo" c'est vraiment bien, mais vous n'avez pas laissé votre avis...J'espère que le deuxième chapitre vous inspirera...Hâte de vous lire ! 
Bonne lecture !


Chapitre 2

Les fêtes de fin d’année furent différentes de celles que j’avais toujours connues jusqu’à présent.

Ce fut le moment des aveux, le moment que j’avais choisi pour révéler ma situation à mes amis, à ma famille, en présentant l'homme de ma vie et ce ventre de plus en plus rond issu de cette union aussi improbable qu’irréelle.

J’ai dû faire face à une avalanche de questions ; derrière ces interrogations, l’expression de leurs doutes et angoisses, leur silence était plein de sous-entendus ; je devinais leurs sentiments à mon égard entre envie de me traiter de menteuse ou de folle.
« Comment es-tu tombée enceinte d’un homme aussi connu ? Comment as-tu fait pour le rencontrer ? Où ? Comment as-tu réussi à le séduire, à capter ne serait-ce qu’une seconde son attention, lui qui est si adulé, toi l’anonyme ! » 
Ils ne me laissèrent aucun répit. Ils voulaient des preuves, je leur ai montré deux photos que j’avais sauvegardées sur mon portable. Mon frère m’a fait la remarque suivante : « Depuis quand retouches-tu les photos  Aucune réponse, aucune preuve ne semblaient les satisfaire.
Pourtant, je leur ai raconté une jolie histoire, sans m’emmêler les pinceaux sur les dates, le lieu où j’avais succombé à ce coup de foudre au cours d'une soirée où j'avais été invitée par une amie d'une amie sans que j'imagine y rencontrer une célébrité que je ne connaissais d’ailleurs même pas à ce moment là. 
Malgré mes efforts pour les convaincre, ils doutaient tous de la véracité de mes propos. Ma mère fut la plus coriace, elle insista même pour m’accompagner le jour de mon départ. 
Je ne lui ai pas refusé mais craignais qu’elle s'impose face aux personnes qui devaient m’accueillir, posant un tas de questions intrusives qui lui permettraient surtout de découvrir la vraie version, ce que je m’évertuais à cacher : le contrat qui me liait d'une étrange façon à l’homme de ma vie…
Pourtant malgré ma volonté de ne pas tout dévoiler, jusqu’à la dernière minute, elle chercha à me raisonner, à me reprocher mon manque de discernement. 
Lorsqu’elle me laissa devant l’avion privé et me vit monter, j’eus l’impression toutefois qu’elle doutait un peu moins je l'ai même sentie un peu embarrassée d'avoir été aussi suspicieuse. Elle restait cependant méfiante, inquiète et me laissa partir avec beaucoup d'appréhension et de tristesse. Tu viendras dans quelques mois me rejoindre, lui ai-je promis pour la consoler.

Comme vous pouvez l'imaginer, les fêtes de fin d’année, pour la première fois de ma vie, se déroulèrent bizarrement. Mais il était trop tard pour tout abandonner ! 

Je n'allais pas refaire l’histoire - vous la connaissez probablement - il était évident que j’étais la mère idéale, mais j’avais d’autres projets…Sournoisement, j’avais accepté le contrat, celui même qui imposait ma présence à ses côtés. Comme pour tous les contrats, il y avait une durée : neuf mois. Pas un jour de plus. Je voulais davantage. En terme juridique, ça s’appelait un avenant ; en d’autres termes, je devais signer un contrat qui nous unisse. Un mariage, un vrai et cette belle histoire qui se raconterait en ces quelques mots « ils se marièrent, vécurent heureux, et eurent…». Bref, j’avais quelques mois pour le convaincre et repousser les limites du temps, mon ennemi n°1.
Lâcher la main de celle que j’avais toujours été avant de le rencontrer était primordial, m'éloigner de la jeune femme effacée, timorée, un peu rêveuse, accaparée par un quotidien sans consistance était indispensable !
Je devais prendre de la hauteur, m’imposer auprès de lui, devenir combative comme lui lorsqu’il tente de déjouer son adversaire pour marquer un but.

J’atterris à Lisbonne par temps froid et sec sous un magnifique ciel bleu sans nuages, déjà fébrile, l’esprit accaparé par mille doutes, une migraine extrêmement violente se déclencha lorsqu’une jeune femme blonde peroxydée, sourire figée dévoilant des dents extrêmement blanches faisant tourner les têtes de tous les mecs sur son passage à cause de sa tenue sexy, m’accueillit. 
A cet instant, la joie se transforma en désespoir lorsque je compris qu’il ne viendrait pas.


Merci d'avoir lu ce deuxième chapitre, si vous êtes inspiré(e), laissez votre avis !! 

Pour découvrir le premier tome au format numérique voici le lien ICI

En cliquant sur la couverture vous pouvez lire le chapitre 3


vendredi 21 juillet 2017

Deuxième tome "à la conquête de Ronaldo" chapitre 1

Chère lectrice, cher lecteur,

Vous avez été nombreux à lire le premier tome des aventures de Mélanie " à la conquête de Ronaldo" et aujourd'hui vendredi 21 juillet, j'ai décidé d'écrire le deuxième tome avec vous...
Du lundi au vendredi, chaque jour je partagerai l'écriture d'un nouveau chapitre...Rien n'est défini, le deuxième tome est en cours d'écriture et vous pouvez intervenir dans l'écriture des chapitres et de ceux que j'aurai écrit la veille pour une publication le lendemain !
Je vous invite à poster ainsi vos avis, vos commentaires et mê
me pourquoi pas vos idées sur les chapitres que vous avez lus ou ceux à venir...
Cette année le roman se fera avec vous ! Merci d'avance  à tous ceux qui participeront à cette aventure !

Il est temps de vous livrer le premier chapitre de ce deuxième volume consacré aux aventures de Mélanie "à la conquête de Ronaldo"
Pour ceux et celles qui veulent découvrir le premier tome au format numérique voici le lien : ici


Chapitre 1

Au moment d’entrer dans le jet privé, des images de mon passé se sont mises à défiler dans mon esprit égaré : mon modeste T2 en location, ma voiture rouge cinq portes que j'avais tout juste fini de payer, toutes ces soirées entre amis à refaire le monde, à chercher des idées, des combines pour éviter les fins de mois difficiles, pour envisager une nouvelle vie en espérant voir quelques uns de nos rêves, mêmes les plus fous, se réaliser.

Malgré les tentations et les frustrations, j'étais de nature optimiste ; je voyais la plupart du temps, la vie en bleu. Ce qui comptait le plus était la rencontre avec l’Amour, le grand, celui qui chavire, bouscule, qui compte vraiment dans une vie comme dans la chanson de Bono du groupe U2 « One life, one love ».
A vrai dire, je ne m’attendais pas à ça ! D’ailleurs, je ne croyais toujours pas à ce que je vivais !Vous savez - peut-être pas - lorsqu'on passe de l'autre côté, qu'on devient subitement dans les yeux des autres quelqu’un d’important, le vertige vous empoigne si fort qu'on a la sensation de ne plus rien savoir de soi, on devient étranger dans son propre corps.
C’est exactement ce que j’ai ressenti à l’aéroport, en passant devant l'interminable file d'attente composée d'anonymes qui écoutent autant vos silences que vos conversations ; je me suis rappelée, il y a peu, que j'étais comme eux. Je me suis pincée fort, pourtant c’était bien le bruit de mes talons hauts soutenant ma démarche nerveuse et hésitante sur le tarmac par endroits verglacés qui m’accompagnait, l'estomac noué, jusqu’aux portes de l’avion privé que j’ai réussi à atteindre sans trébucher!

Avec moi, j'emportai deux valises : une de souvenirs ; l'autre de tenues chics en accord avec ma grossesse et à l'image du futur que j'imaginais. Des vêtements qui m'avaient coûté un bras, mais depuis que j’avais signé mon contrat, je ne comptais plus comme avant. Comme avant, c’était le passé celui que je quittais pour une nouvelle vie, un futur que j'imaginais déjà comme ces stars qui prennent la pose affichant leur bonheur lisse et parfait sur les réseaux sociaux, balayant ainsi d’un revers de clic toute la misère du monde...
Pendant le vol jusqu’à Lisbonne, très confortablement installée dans un fauteuil en cuir beige dans lequel je me sentais toute petite, vulnérable, insignifiante, je n’ai cessé de douter, de ressasser, de tourner en rond avec mes questions sans réponses : pourquoi moi ? Qu'avais-je fait pour mériter ça ? Et si je me trompais ? Mon angoisse se balançait comme une feuille tremblotante sur un arbre exotique aux couleurs éclatantes ! 
Après avoir tant espéré voir mon rêve se réaliser, mon doute s’agitait comme dans un refrain d’Adjani. Mon cerveau me narguait injustement ; j’étais dans un état proche de l’Ohio, j’ai le moral à zéro...j’ai touché le fond de la piscine...Bref, j'avais ma conscience qui jouait avec ma nervosité m’empêchant d’atteindre une sérénité. Rejoindre l'homme qui avait tant de fois nourri mon imaginaire m’angoissait...Une angoisse qui me répétait que ce genre d’histoires ne se fabriquent qu’au cinéma !
Dans cette atmosphère troublante, je manquais cruellement d'adjectifs pour noircir le moleskine que m'avait offert Mag, ma meilleure amie. En me l'offrant, elle avait ajouté :« Écris tout ce que tu vois, ce que tu ressens, livres-toi à lui comme tu le fais avec moi…Tu sais quand tu auras la nostalgie de nos discussions, que tu voudras trouver un réconfort !» 
Ce carnet ne remplacera pas Mag avec ses conseils avisés, ses encouragements renouvelés pour m’apaiser, on a qu’une vie, me répétait-elle souvent, oui mais justement on a qu’une vie, il ne faut pas en faire n’importe quoi…Au fond j’étais mal placé pour dire ça, car ce que je vivais maintenant, ne l’avais-je pas provoqué ? 
Ce qui m’angoissait le plus, c’est sûrement ce futur que j'imaginais, et dont je n'avais aucune certitude quant à la tournure qu'il prendrait.

A cet instant, j'étais bien incapable d’écrire quoi que se soit, et malgré les soins renouvelés de l'équipage, ma nervosité galopait à mesure que j'approchai de la terre de mon futur.


MERCI d'avoir lu ce premier chapitre ! 

En cliquant sur la couverture vous pouvez lire le chapitre 2


vendredi 14 avril 2017

Nouvelle lectrice pour ELJ

Nouvelle chronique à découvrir sur le blog de Fofie Lit !

Adepte de nouvelles lectures, elle livre régulièrement sur son blog www.delivremoi.blogspot.fr ses avis de lecture. Elle a eu la chance de découvrir au format papier (édition rare) mon roman "Entre leurs jambes" et j'ai découvert sa chronique enthousiaste sur mon roman où cinq personnages nourrissent sans complexe les quelques 200 pages du livre !

En général, j'obtiens de bons avis sur ce livre, malgré le titre !

Voici un extrait de sa chronique :

"J'ai passé un très bon moment de lecture, l'auteure a pris le parti de faire de courts chapitres (ce que j'affectionne) et de taire les descriptions qui auraient alourdi le rythme du page-turner ! Il y a du suspens, de l'action, de l'émotions, une morale, ... On est proche du polar."




mercredi 18 janvier 2017

Ô hasard des mots

Un joli titre choisi par Monia Boubaker pour son blog où elle publie régulièrement des articles sur ses lectures, sur ses romans auto édités. 

C'est avec joie que j'ai découvert son avis sur mon court roman "à la conquête de Ronaldo" qu'elle qualifie de comédie romantique drôle, optimiste et pétillante...

Je vous laisse découvrir son avis en cliquant sur la couverture du livre !

@bientôt
Bonne lecture !


https://www.amazon.fr/review/R2F67W7OXOGI70/ref=cm_cr_dp_title?ie=UTF8&ASIN=B01L7J4QIO&channel=detail-glance&nodeID=301061&store=books