jeudi 27 juillet 2017

Chapitre 4 - tome 2

    J'espère que le chapitre 4 sera lu avec autant d’enthousiasme que le chapitre précédent. Merci pour votre fidélité et surtout n'oubliez pas de participer au projet lancé sur Ulule ! Qui sera le premier à soutenir ce projet d'écriture ? ...
    Bonne lecture !

      Chapitre 4

    Je ne remercierai jamais assez Mag d’avoir été là si souvent à calmer mes nerfs, à combler mes manques, à écouter mes frustrations, à m’aider à trouver des solutions.
    On s’appelait régulièrement et via la vidéo de mon portable je lui envoyais en direct les images des lieux. Comme moi, au début, elle fut éblouie par l’environnement luxueux qui suintait de tous les côtés. À chaque appel, je changeais d’endroit pour lui faire une surprise. Elle adorait ce petit jeu qui dura le temps de tout lui faire découvrir.
    À distance je voyais ses yeux briller exactement les mêmes que les miens lorsque je suis entrée la première fois dans cette gigantesque villa. La vie est surprenante me répétait-elle…
    Une fois la visite terminée, je lui racontais l’envers du décor, la beauté, le luxe, l’éblouissement des lieux contrastaient avec mes journées rythmées par les rendez-vous aussi chiants que rébarbatifs et l’absence de Ronaldo faisait autant de bruit que l’assourdissant silence de la nuit. Lorsque j’évoquais mon futur, il était plutôt sombre loin de celui que j’avais envisagé.
    Elle me disait de patienter, une des plus grandes vertus de l’homme : la patience...mais avais-je vraiment le temps pour la patience ?
    Très souvent, j’aurai aimé qu’elle vienne me rejoindre ne serait-ce que quelques jours mais Ronaldo refusait toutes les demandes de visite de mes proches, me rappelant la ligne du contrat qui le stipulait. Il n’y avait aucune place pour mes amis, aucune pour ma famille…
    En revanche, la famille et les amis de Ronaldo étaient présents tous les week-ends. C’est ainsi que j’ai fait la connaissance de sa mère, le teint hâlé et les cheveux sombres, un petit bout de femme dynamique en admiration face à son fils qu’elle considérait comme un dieu. Autant dire qu’elle était très attentionnée envers moi, ce qui était en train de se couver était si précieux qu’elle me demandait presque toutes les heures si j’allais bien sous entendu si mon ventre allait bien…Je n’ai pas vu au début que c’était possible de l’utiliser pour obtenir des faveurs auprès de son fils, si j’avais su avant j’en aurai certainement davantage profité.
    Et puis il y avait les autres membres de la famille : ses sœurs, ses frères, ses nièces, ses neveux, et les autres débarquaient tous à peu près à la même heure comme un rendez-vous important à ne manquer sous aucun prétexte, ainsi le samedi matin à 8 heures ils envahissaient les lieux pour le week-end, du samedi matin au dimanche soir. En revanche, je n’aurai jamais l’occasion de rencontrer son père qui s’était enfui il y a quelques années pour vivre une vie ailleurs.
    Bien sûr ce n’était pas toujours les mêmes qui se donnaient rendez-vous, mais chaque fois ils avaient tous le même regard, curieux, interrogateur, observateur, intrusif avec toutefois une bienveillance sur ce ventre qui s’arrondissait chaque semaine un peu plus et qu’ils regardaient avec fierté comme si l’être qui était en train de grandir était le leur.
    Leurs attitudes étaient étranges ; leurs sentiments à mon égard ambigus, certainement dictés par le boss qui les avait prévenus sur l’attitude à adopter : surtout rester affables prévenants attentionnés gentils parce que j’étais quand même celle qui portait l’enfant à naître et qu’il ne fallait jamais oublié qu’il était avant tout le sien.
    Il me semblait qu’ils avaient pour moi une sorte de respect, d’admiration, faire don de mon corps, quel sacrifice ! Pour combler leur idole de joie méritait le respect. Et puis Ronaldo m’avait choisi n’est-ce pas ? C’était aussi ça qui les poussait à avoir une sorte de reconnaissance toutefois je sentais une distance, parce que malgré tout je n’étais que de passage, bientôt je disparaîtrais complètement de leur vie..Ronaldo aurait le rôle du père, de la mère aidée par la sienne…Je n'oubliais pas que je n’étais qu’un ventre, et ça me foutait le bourdon en y pensant. Je ne voyais pas les choses comme ça. Chaque jour naissait une complicité...Dès le début j’ai eu de l’affection, un lien magique nous unissait et il n'y a pas de prix à ça. Pour le sauver, pour me sauver, j'ai commencé à réfléchir sérieusement à notre avenir.



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