vendredi 21 juillet 2017

Deuxième tome "à la conquête de Ronaldo" chapitre 1

Chère lectrice, cher lecteur,

Vous avez été nombreux à lire le premier tome des aventures de Mélanie " à la conquête de Ronaldo" et aujourd'hui vendredi 21 juillet, j'ai décidé d'écrire le deuxième tome avec vous...
Du lundi au vendredi, chaque jour je partagerai l'écriture d'un nouveau chapitre...Rien n'est défini, le deuxième tome est en cours d'écriture et vous pouvez intervenir dans l'écriture des chapitres et de ceux que j'aurai écrit la veille pour une publication le lendemain !
Je vous invite à poster ainsi vos avis, vos commentaires et mê
me pourquoi pas vos idées sur les chapitres que vous avez lus ou ceux à venir...
Cette année le roman se fera avec vous ! Merci d'avance  à tous ceux qui participeront à cette aventure !

Il est temps de vous livrer le premier chapitre de ce deuxième volume consacré aux aventures de Mélanie "à la conquête de Ronaldo"
Pour ceux et celles qui veulent découvrir le premier tome au format numérique voici le lien : ici


Chapitre 1

Au moment d’entrer dans le jet privé, des images de mon passé se sont mises à défiler dans mon esprit égaré : mon modeste T2 en location, ma voiture rouge cinq portes que j'avais tout juste fini de payer, toutes ces soirées entre amis à refaire le monde, à chercher des idées, des combines pour éviter les fins de mois difficiles, pour envisager une nouvelle vie en espérant voir quelques uns de nos rêves, mêmes les plus fous, se réaliser.

Malgré les tentations et les frustrations, j'étais de nature optimiste ; je voyais la plupart du temps, la vie en bleu. Ce qui comptait le plus était la rencontre avec l’Amour, le grand, celui qui chavire, bouscule, qui compte vraiment dans une vie comme dans la chanson de Bono du groupe U2 « One life, one love ».
A vrai dire, je ne m’attendais pas à ça ! D’ailleurs, je ne croyais toujours pas à ce que je vivais !Vous savez - peut-être pas - lorsqu'on passe de l'autre côté, qu'on devient subitement dans les yeux des autres quelqu’un d’important, le vertige vous empoigne si fort qu'on a la sensation de ne plus rien savoir de soi, on devient étranger dans son propre corps.
C’est exactement ce que j’ai ressenti à l’aéroport, en passant devant l'interminable file d'attente composée d'anonymes qui écoutent autant vos silences que vos conversations ; je me suis rappelée, il y a peu, que j'étais comme eux. Je me suis pincée fort, pourtant c’était bien le bruit de mes talons hauts soutenant ma démarche nerveuse et hésitante sur le tarmac par endroits verglacés qui m’accompagnait, l'estomac noué, jusqu’aux portes de l’avion privé que j’ai réussi à atteindre sans trébucher!

Avec moi, j'emportai deux valises : une de souvenirs ; l'autre de tenues chics en accord avec ma grossesse et à l'image du futur que j'imaginais. Des vêtements qui m'avaient coûté un bras, mais depuis que j’avais signé mon contrat, je ne comptais plus comme avant. Comme avant, c’était le passé celui que je quittais pour une nouvelle vie, un futur que j'imaginais déjà comme ces stars qui prennent la pose affichant leur bonheur lisse et parfait sur les réseaux sociaux, balayant ainsi d’un revers de clic toute la misère du monde...
Pendant le vol jusqu’à Lisbonne, très confortablement installée dans un fauteuil en cuir beige dans lequel je me sentais toute petite, vulnérable, insignifiante, je n’ai cessé de douter, de ressasser, de tourner en rond avec mes questions sans réponses : pourquoi moi ? Qu'avais-je fait pour mériter ça ? Et si je me trompais ? Mon angoisse se balançait comme une feuille tremblotante sur un arbre exotique aux couleurs éclatantes ! 
Après avoir tant espéré voir mon rêve se réaliser, mon doute s’agitait comme dans un refrain d’Adjani. Mon cerveau me narguait injustement ; j’étais dans un état proche de l’Ohio, j’ai le moral à zéro...j’ai touché le fond de la piscine...Bref, j'avais ma conscience qui jouait avec ma nervosité m’empêchant d’atteindre une sérénité. Rejoindre l'homme qui avait tant de fois nourri mon imaginaire m’angoissait...Une angoisse qui me répétait que ce genre d’histoires ne se fabriquent qu’au cinéma !
Dans cette atmosphère troublante, je manquais cruellement d'adjectifs pour noircir le moleskine que m'avait offert Mag, ma meilleure amie. En me l'offrant, elle avait ajouté :« Écris tout ce que tu vois, ce que tu ressens, livres-toi à lui comme tu le fais avec moi…Tu sais quand tu auras la nostalgie de nos discussions, que tu voudras trouver un réconfort !» 
Ce carnet ne remplacera pas Mag avec ses conseils avisés, ses encouragements renouvelés pour m’apaiser, on a qu’une vie, me répétait-elle souvent, oui mais justement on a qu’une vie, il ne faut pas en faire n’importe quoi…Au fond j’étais mal placé pour dire ça, car ce que je vivais maintenant, ne l’avais-je pas provoqué ? 
Ce qui m’angoissait le plus, c’est sûrement ce futur que j'imaginais, et dont je n'avais aucune certitude quant à la tournure qu'il prendrait.

A cet instant, j'étais bien incapable d’écrire quoi que se soit, et malgré les soins renouvelés de l'équipage, ma nervosité galopait à mesure que j'approchai de la terre de mon futur.


MERCI d'avoir lu ce premier chapitre ! 

En cliquant sur la couverture vous pouvez lire le chapitre 2