mardi 25 juillet 2017

Chapitre 3 Tome II

J'espère que les chapitres vous plaisent - dites moi ce que vous imaginez pour la suite - faites moi part de vos idées
Bonne lecture !



La jeune femme qui m’accueillit à l’aéroport de Lisbonne s’appelait Noémie ; elle parlait français, pas aussi bien que moi mais suffisamment pour que je comprenne les consignes qu’elle me dicta à mon arrivée. Elle avait sorti une liste de choses à faire, à ne pas faire et l’attitude que je devais adopter.Elle travaillait pour Ronaldo depuis cinq ans. J’apprendrais plus tard qu’elle était une cousine qui avait étudié la mode aux Etats-Unis…
Dès mon arrivée, elle me fit redescendre sur terre, je me suis immédiatement demandé si je n'allais pas prendre mes clics et mes clacs et me casser loin de cette folie à laquelle je souscrivais pourtant avec une certaine légèreté.L’envie soudaine de déchirer le contrat et de barrer « mère porteuse » de le remplacer par « mère célibataire » m’avait plus d’une fois effleuré l’esprit !

Tous les matins, cinq jours sur sept, Noémie débarquait à 9 heures pétantes pour m'emmener aux rendez-vous auxquels je devais me soumettre sans rechigner : médecin, gynéco, kiné, et puis d'autres dont je ne connaissais même pas l’existence avant. 

Les après-midis, je prenais des cours de Portugais savoir lire et écrire parfaitement était l’une des exigences de Ronaldo ainsi que ces séances de gym pendant plus d’une heure adaptées à ma situation qui se déroulaient en général dans l’immense jardin, puis il y avait ces cours de cuisine en présence d’une diététicienne qui me donnait ses leçons de moral en plus de ses conseils avisés pour maintenir un poids idéal pendant ma grossesse, tout en m’apprenant à me faire un repas équilibré pour moi et bébé. Il voulait un bébé fort musclé, le sexe lui importait peu il fallait qu’il soit en bonne santé et très intelligent ! Bref, autant vous dire que les journées étaient sans surprise, prévisibles, chronométrées...


Après 17 heures, je devais recevoir son appel téléphonique via Skype - une fois sur deux il manquait à l’appel, après une heure de conversation où je devais surtout lui retranscrire le bilan de ma journée, lui raconter sans rien oublier ce que j’apprenais, je me retrouvais seule à dîner le plat que j’avais concocté quelques heures auparavant avec la diététicienne puis je faisais un tour dans l’immense parc ou bien je nageais dans la piscine chauffée extérieure ou intérieure en mettant à fond dans cette pièce là, la musique pour qu’elle résonne plus fort que ce silence imposé. Au début, la solitude ne m’a pas tant pesée, j’étais animée par la curiosité, par la nouveauté, par l’envie de découvrir ce que cachait la salle de fitness, la salle de jeux vidéos, la salle informatique, l’immense garage avec cinq impressionnants bolides, la salle de jacuzzi, la salle de billard, la salle de cinéma, la boîte de nuit au sous-sol comme si à chaque fois, j’espérai y trouver une trace de lui.

Après deux semaines et demi de recherches infructueuses, il fallait me rendre à l’évidence que je ne trouverai aucune trace de sa présence dans ces immenses pièces insonorisées au décor très épuré, même dans ces six gigantesques chambres dont chacune représentait un thème différent. J’avais choisi la plus grande rebaptisée la chambre des Roses. Un immense lit king size matelas à eau sur lequel je m’endormais avec un certaine sérénité malgré l’angoisse d’y dormir seule, bercée par le léger mouvement de l’eau sans que jamais je ne choppe le mal de mer ce matelas m’apaisait d’une certaine façon...Sur la tête de lit, une peinture du 18ième style baroque était représentée contrastant avec la modernité du lieu...

Cette chambre aux murs peints d’un rose très subtil avec un lustre magnifique de roses en cristal, et ces flacons de parfums aux senteurs de rose dans la salle de bains en marbre attenante m’avait plu, sauf peut-être cet immense miroir accroché au plafond qui reflétait avec fidélité déconcertante ma solitude, mais une fois les lumières éteintes plus rien ne se voyait…

J’avais un dressing que dire du dressing, même dans les films je n’en avais pas vu d’aussi grand, lorsque j’ai rangé mes quelques affaires à l’intérieur, j’ai ressenti à la fois le ridicule et l’amusement…Je me suis jurée de le remplir au plus vite...


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 Chapitre 2