vendredi 11 août 2017

Chapitre 6

Après une semaine de repos, je reviens à l'écriture du chapitre 6 ; 

je l'ai un peu modifié et rajouté de nouvelles idées ! 


Faites moi part de vos commentaires ! 



Bonne lecture ! 


C’est grâce à mes discussions avec Manoela en salle informatique, que j’ai commencé à m’intéresser aux ordinateurs, aux caméras, aux appareils photos, à cette immense pièce remplie de trésors technologiques. 
C'est ici même qu'est née une formidable idée dont j’ignorais au début la portée. 
Le soir, pendant une semaine au moins, j'ai visionné en replay les matchs, les interviews, les publicités de mon homme. Je me suis gavée d’images de lui pour combler le manque, l'absence, bizarrement sur grand écran je me sentais plus proche qu'avec l'écran de mon smartphone. Vous allez dire c'est idiot, malgré mon installation dans sa grande maison luxueuse, je souffrais encore plus de son indifférence, bien plus qu'avant.

Ce que je voyais ou entendais était pourtant loin de ce que je vivais, et le souvenir que j'avais de notre première rencontre, de l’image positive que j’avais de lui avant de le rencontrer, tout s'effilochait. Je le côtoyais seulement au téléphone et j’aimais de moins en moins sa voix hautaine par moments condescendante lorsque je le suppliais de venir me voir ; ça m'agaçait de l'entendre uniquement se préoccuper de l’enfant qui grandissait dans mon ventre. 

Lorsqu’il me parlait, j’avais l’impression qu'il s'adressait au bébé, pourtant il y avait toujours de l'espoir (qu'il entretenait en me racontant qu’il viendrait bientôt) – j'ai dû comprendre qu'il ne viendrait pas, c'est sûrement ce qui m’a motivée dans cette échappée en terre inconnue. La blancheur des murs étaient aussi impersonnelle que son absence durable, et sa volonté si peu dissimulée, son impatience perceptible de me voir au plus vite accoucher m'accablaient. Le monde virtuel m'a sauvée. Je le dis comme ça vient. Au début, je me suis abandonnée dans son univers sans savoir où j'allais vraiment, juste pour combattre ma détresse, puis très vite je me suis rendu compte qu'il me permettrait d'atteindre un but qui sonnait comme une revanche face à son indifférence, un but que je pense avoir aujourd'hui atteint.

C'est en m'intéressant à la blogosphère, à cet univers infini fascinant que tout a commencé. Un samedi soir je m'en souviens très bien. 

La soirée avait tourné à l'orage autant à l'intérieur qu'à l'extérieur. L'ambiance était pourtant festive au début, mais elle s'est vite assombrie après la défaite de leur "demi" dieu. Vraiment une soirée de merde où je voyais très clairement pour la première fois leur regard de haine sur moi, comme s'ils me rendaient responsable de la défaite de leur champion. Il est vrai que je m'étais toujours montrée distante avec sa famille, avec ses amis, peu avec sa mère qui lorsqu'elle vécu la défaite de son fils sur écran plasma prit immédiatement l'avion pour aller le consoler. 

C'était une sévère défaite, une défaite disons historique - "le match était forcément truqué" lançaient certains. 

Voyant que la soirée tournait mal, j'ai décidé de me réfugier en salle informatique, et j'ai commencé à m'intéresser à autre chose qu'à lui et ses matchs que j'appréciais de moins en moins. 

C'est au cours de cette soirée initiatique, tout en laissant les autres déverser leurs paroles verbeuses que j'ai fait la rencontre de celle qui allait me donner l'envie de défendre mon avenir...










Un clic sur la couverture pour découvrir le chapitre 7